Les 150 chaudières gaz individuelles de la résidence A ont été posées pour l'essentiel en 2014. Elles ont 10,4 ans en moyenne pour une durée de vie de référence de 17 ans et entrent dans la phase d'usure. Cette page compare, en euros et sur 2026 à 2030, le remplacement groupé planifié et la poursuite des dépannages et remplacements unitaires en urgence, puis cherche le seuil de bascule et l'année où l'opération tient dans l'enveloppe de 1 500 000 € par an.
Recommandation : lancer le remplacement groupé en 2027. Sur les cinq années 2026 à 2030, le groupé lancé en 2027 coûte 343 033 € contre 155 891 € au fil de l'eau, soit 187 142 € de plus, parce que l'investissement est payé d'avance alors que les pannes évitées s'étalent dans le temps. Sur 2026 à 2035, le groupé lancé en 2027 économise 4 429 €. Lancé dès 2026, le groupé devient moins cher que le cas par cas à partir de 2035. L'année la moins chère est 2026, mais une opération décidée en octobre ne peut pas être consultée et réalisée avant 2027. Attendre un an de plus coûte environ 38 001 € de dépannages et de remplacements d'urgence supplémentaires sur l'horizon 2035.
Dès que plus de 82 chaudières sur 100 ont eu deux dépannages ou plus, ou qu'un taux de panne bloquante dépasse 18,3 % par an, soit environ 27 chaudières sur 150 qui tombent en panne bloquante dans l'année, le remplacement groupé revient moins cher que le cas par cas sur les cinq années 2026 à 2030. Cela correspond aussi à environ 60 dépannages par an pour 100 chaudières.
Les dates de pose se répartissent ainsi : 124 en 2014, 1 en 2019, 3 en 2021, 5 en 2022, 6 en 2023, 6 en 2024, 5 en 2025. Les 26 chaudières posées depuis 2018 sont des remplacements d'urgence faits après une panne bloquante. Sur les pannes bloquantes observées depuis 2018, 25 % ont fini par un remplacement plutôt qu'une réparation.
Le rythme s'accélère : 106 dépannages sur 2018 à 2021 contre 165 sur 2022 à 2025, soit 56 % de plus. La tendance linéaire sur les huit années donne 2,3 dépannages de plus par an pour 100 chaudières, ce qui revient à une hausse de 7,4 % par an du taux de dépannage. Les pannes bloquantes, un arrêt total de l'appareil, passent de 4 en 2018 à 21 en 2024 et 19 en 2025.
Le moteur du défi 1 donne à chaque chaudière une probabilité de panne bloquante dans les 9 prochains mois. La somme sur les 150 chaudières vaut 10,4 pannes bloquantes attendues, soit 13,9 ramenées à une année pleine et un taux de 9,2 % par an. Pour les années suivantes, le taux de panne suit la hausse observée de 2018 à 2025, 7,4 % par an, plafonnée à 35 % du parc. Le nombre de dépannages suit la droite de tendance 2018 à 2025, plafonnée à un dépannage par chaudière et par an. Chaque panne bloquante finit en remplacement unitaire dans 25 % des cas, la part observée depuis 2018.
| Année | Dépannages | Pannes bloquantes | Remplacements d'urgence | Coût au fil de l'eau | Coût si groupé en 2027 |
|---|---|---|---|---|---|
| 2026 | 49 | 13,9 | 3,5 | 27 113 € | 27 113 € |
| 2027 | 53 | 14,9 | 3,8 | 29 061 € | 302 420 € |
| 2028 | 56 | 16,0 | 4,1 | 31 091 € | 4 500 € |
| 2029 | 59 | 17,2 | 4,4 | 33 208 € | 4 500 € |
| 2030 | 63 | 18,5 | 4,7 | 35 419 € | 4 500 € |
| Cumul 2026 à 2030 | 280 | 80,4 | 20,5 | 155 891 € | 343 033 € |
Au fil de l'eau, chaque dépannage coûte 250 € et chaque remplacement d'urgence le prix haut de la table de référence des familles, 4 200 €, parce qu'il se fait seul, vite et hors contrat cadre. Le remplacement groupé en année Y remplace les chaudières qui ont au moins 5 ans cette année-là au prix bas de cette table, 2 800 €, moins une remise de 20 % obtenue par un contrat groupé, soit 2 240 € par chaudière. Avant Y, la résidence coûte comme au fil de l'eau. Après Y, les chaudières neuves gardent un taux de dépannage de 12 % par an, le plus bas observé sur 2018 à 2025, et aucun remplacement d'urgence.
Coût cumulé depuis le 1er janvier 2026 jusqu'en 2032, en euros TTC, sans actualisation.
| Scénario | Chaudières remplacées | Investissement groupé | Cumul 2026 à 2030 | Cumul 2026 à 2035 | Devient moins cher que le fil de l'eau en |
|---|---|---|---|---|---|
| Au fil de l'eau | 20 en urgence d'ici 2030 | 0 € | 155 891 € | 369 962 € | référence |
| Remplacement groupé en 2026 | 128 | 286 720 € | 309 220 € | 331 720 € | 2035 |
| Remplacement groupé en 2027 | 133 | 297 920 € | 343 033 € | 365 533 € | 2035 |
| Remplacement groupé en 2028 | 139 | 311 360 € | 381 034 € | 403 534 € | après 2035 |
| Remplacement groupé en 2029 | 145 | 324 800 € | 421 065 € | 443 565 € | après 2035 |
| Remplacement groupé en 2030 | 150 | 336 000 € | 460 972 € | 483 472 € | après 2035 |
L'année la moins chère sur l'horizon 2035 est 2026. Sur cinq ans seulement, aucun scénario groupé ne repasse sous le fil de l'eau quand le croisement tombe après 2030, parce que l'achat des chaudières est payé en une fois. Plus on attend, plus on paie de remplacements d'urgence à 4 200 € pour des chaudières qu'on remplacera de toute façon.
Pour trouver le seuil, le modèle multiplie le taux de panne et le taux de dépannage de 2026 par un même facteur et cherche le niveau où le fil de l'eau et le groupé lancé en 2026 coûtent la même chose sur 2026 à 2030. Ce niveau vaut 1,98 fois la situation actuelle de la résidence A.
Dès que plus de 82 chaudières sur 100 ont eu deux dépannages ou plus, ou qu'un taux de panne bloquante dépasse 18,3 % par an, soit environ 27 chaudières sur 150 qui tombent en panne bloquante dans l'année, le remplacement groupé revient moins cher que le cas par cas sur les cinq années 2026 à 2030. Cela correspond aussi à environ 60 dépannages par an pour 100 chaudières.
La résidence A se situe aujourd'hui au-dessous de ce seuil : 41 chaudières sur 100 ont eu deux dépannages ou plus et le moteur du défi 1 attend un taux de panne bloquante de 9,2 % en 2026. La règle de suivi pour les autres résidences est la même : compter chaque année la part des équipements dépannés au moins deux fois et le taux de panne bloquante attendu par le moteur, et comparer ces deux chiffres au seuil de la famille.
Le calendrier recommandé du défi 2 réserve déjà l'enveloppe presque entièrement chaque année. Le tableau donne, pour chaque année possible, ce qui est déjà engagé, ce qui reste, ce que coûte le groupé et ce qu'il faudrait décaler d'un an pour le loger, en commençant par les opérations les moins bien notées de l'année.
| Année | Déjà engagé | Reste sous le plafond | Groupé résidence A | À décaler d'un an | Tient sans dégrader une priorité |
|---|---|---|---|---|---|
| 2026 | 1 475 000 € | 25 000 € | 286 720 € | OPE-013 A 120 k€ note 16,5, OPE-020 G 45 k€ note 22,8, OPE-016 B 70 k€ note 31,6, OPE-021 H 60 k€ note 38,5 | oui |
| 2027 | 1 462 000 € | 38 000 € | 297 920 € | OPE-015 B 52 k€ note 38,3, OPE-007 F 260 k€ note 49,5 | oui |
| 2028 | 1 485 000 € | 15 000 € | 311 360 € | OPE-003 C 420 k€ note 17,4 | oui |
| 2029 | 1 480 000 € | 20 000 € | 324 800 € | OPE-019 G 300 k€ note 10,6, OPE-024 H 60 k€ note 11,9 | oui |
| 2030 | 1 450 000 € | 50 000 € | 336 000 € | OPE-002 C 1 450 k€ note 43,2 | oui |
Année recommandée : 2027. Cette année-là, l'enveloppe est déjà réservée à hauteur de 1 462 000 € par le plan du défi 2, il reste 38 000 €. Pour loger les 297 920 € du groupé, il faut décaler d'un an l'opération OPE-015 de la résidence B, remplacement programmé des ballons ECS électriques, 52 000 €, notée 38,3 sur 100 et l'opération OPE-007 de la résidence F, isolation des combles et planchers bas, 260 000 €, notée 49,5 sur 100. Ces opérations sont toutes notées en dessous des 54,1 points de la ligne chaudières de la résidence A dans le classement du défi 2, le décalage ne fait donc pas passer une priorité plus forte derrière une plus faible. Le plan d'investissement contient déjà cette opération sous le numéro OPE-010, remplacement chaudières individuelles par chaudières condensation, estimée 560 000 € et souhaitée en 2028, que le calendrier du défi 2 place en 2028. L'avancer en 2027 libère ces 560 000 € en 2028. L'écart entre les 560 000 € du plan et les 297 920 € calculés ici tient à l'hypothèse de remise et au prix bas de la table de référence des familles ; le chiffre du plan vise des chaudières à condensation avec un gain énergétique, le nôtre un renouvellement à l'identique.
| Résidence | Famille | Nombre | Âge moyen sur référence | Dépannées 2 fois ou plus | Dépannages 2022 à 2025 contre 2018 à 2021 | Pannes attendues sur 9 mois | Seuil de taux de panne | Taux de panne 2026 | Groupé 2026 moins cher dès | Lecture |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Résidence A | Chaudière gaz individuelle | 150 | 10,4 / 17 | 41 % | +56 % | 10,4 | 18,3 % | 9,2 % | 2035 | Grouper, rentable en 2035 |
| Résidence B | Ensemble convecteurs électriques | 66 | 12,5 / 20 | 27 % | +39 % | 4,6 | 11,0 % | 9,2 % | 2031 | Grouper, rentable en 2031 |
| Résidence C | Chaufferie gaz collective | 2 | 12,5 / 25 | 50 % | -50 % | 0,1 | hors portée | 3,5 % | après 2035 | Au fil de l'eau, pas de bascule avant 2035 |
| Résidence D | Pompe à chaleur air/eau | 96 | 10,8 / 15 | 67 % | +42 % | 8,5 | 19,2 % | 11,8 % | 2033 | Grouper, rentable en 2033 |
| Résidence E | Chaudière gaz individuelle | 120 | 10,1 / 17 | 40 % | +5 % | 7,9 | 30,8 % | 8,8 % | après 2035 | Au fil de l'eau, pas de bascule avant 2035 |
| Résidence F | Ensemble panneaux rayonnants | 140 | 13,6 / 22 | 29 % | +47 % | 8,2 | 20,9 % | 7,8 % | après 2035 | Au fil de l'eau, pas de bascule avant 2035 |
| Résidence G | Chaudière gaz individuelle | 176 | 11,3 / 17 | 48 % | +37 % | 12,8 | 17,8 % | 9,7 % | 2035 | Grouper, rentable en 2035 |
| Résidence H | Ensemble convecteurs électriques | 80 | 16,8 / 20 | 49 % | +5 % | 6,5 | 14,1 % | 10,8 % | 2032 | Grouper, rentable en 2032 |
Le prix haut et le prix bas viennent de la table de référence pour chaque famille ; les mêmes hypothèses de dépannage, de remise et de périmètre s'appliquent. Pour la chaufferie collective de la résidence C, deux appareils seulement, le résultat est fragile.